udada

Mardi 4 octobre 2005
HANDIEGIAK Handiegiak ziren arbasoenganik ukan genituen ametsak. Gaueko inguma herbalen itzal zurbailak generamatzan Ipar orratz, Eta neguak zurgatu zuhaitz eiharren abarrak Klaska araziz hegaldatzen ziren Saia salbaien karrankek Auhen ahulen errepika elkorrak zirela Irudi zuten: Ez ote ginen lur gaineko errauts pikor gris bezain idorrak ? Desertu lehiaz ginabiltzan Hizkuntza arrotzak kordelan ikasten tematzen, Solasen haragitasun dudakorraren samina Ahanzteko: Ondikotz, nehor ez zen aditz berrien hotsaren Erantzun-kide gisa bermatzen Eta deklinabideak azpiltzeko laguntzen. Negar eta euri egin nahi genuen Uraren isuri mantsoak hauts-lumak Bilduko zituela esperatuz Baina uholdeak bihotzak, Mendi-mazelak bezala, urratzen eta higatzen zizkigun. Itsutzen ari ginen: bidaideek Irri gordina biderkatuz gure gorputzen Itzal uherrak zangopilatzen zituztenean Min hartzen genuen orroaz. Desertu lehiaz ginabiltzan, gero. Handiegiak ziren arbasoengandik ukan genituen ametsak. Itxaro Borda p 24 in UDA DA 2005
Par Itxaro Borda
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Mardi 4 octobre 2005
Arnaud D’Alfonso la vidéo à l’état brut Né le 19/05/1970 à Bordeaux, réside à Bayonne.Contact : 0621355411, 2004 Ti blan la (30mn), Le Ballot (4mn), 2003 Mes Basques (26mn), The Burning Bush (30s), 2002 Clip festival de Jazz de La Teste, Jazz en Buch. UDA DA : Quand et comment t’es venu cette passion pour la vidéo ? Il y a dix ans quand j’étais étudiant en Architecture à Bordeaux. On avait une matière qui s’appellait vidéo dans laquelle on analysait des affiches publicitaires, des photographies. Une analyse sémantique ? Une analyse de la forme, de la composition, des couleurs. L’intention, l’explication des choix. J’ai réalisé pendant les cours que chaque photographie même la plus insignifiante avait quand même un sens. Une vidéo c’est une succesion de photos. C’est vingt cinq photos , 25 images par seconde. Celà raconte une histoire. Et c’est ça que tu fais dans tes vidéos, tu racontes des histoires ? J’essaye. (rires) Mes basques, ça raconte quoi ? C’est un documentaire qui tente de présenter la situation que connaissent les élus, les étudiants, les agriculteurs et les défenseurs de la langue au Pays Basque français et qui réclament depuis longtemps un département. C’est l’histoire d’un peuple en lutte ? C’est l’histoire d’une lutte en Pays Basque français dans un cadre républicain mais qui ne trouve pas d’issue. Mes basques est un documentaire assez politique, c’est l’orientation principale de tes créations ? Non. Pas du tout. C’est une oportunité ou un hasard qui a permis la réalisation de ce travail qui d’ailleurs manque de témoignages contradictoires de la part des opposants au département. Ces derniers ayant refusé de s’entretenir avec nous. Mes basques c’est l’actualité de la revendication pour un département. Avec Le Ballot tu restes dans l’actualité ? D’une certaine manière oui. C’est une vidéo beaucoup plus poétique. Raconte moi comment s’est déroulé ce projet ? Il a été tourné en un après midi, à Anglet. A cette époque, des ballots de cocaïne s’échouaient sur les plages. Une marée blanche ? (rires) C’est un film comique, le ballot ? Exactement. En hommage aux films de Pierre Richard. A mes yeux, c’est un modèle, c’est un acteur fantastique. C’est un poète qui a commencé sa carrière très tard. Le Ballot c’est du comique de situation. Avec The Burning Bush c’est toujours de l’actualité, on accède là à une expression d’art contemporain ? (Dubitatif) Qu’est-ce que ça veut dire art contemporain ? Une vidéo créée pour émouvoir par le trouble, pour reprendre l’expression consacrée de 1954 de Georges Bataille. "On ne peut émouvoir sans que le trouble ne soit en jeu". C’est vrai qu’elle a un rythme rapide et une durée assez courte. Elle utilise des images de la télévision. Ca donne un grain particulier ? Oui. Ca permet de réfléchir sur les images qui nous sont proposées. Mais quand tu filmes une mouche et des seins de mannequins, là tu composes tes images, tu crées ton univers personnel, ton monde vidéo ? Un peu comme un film d’animation. Critique aussi, puisque c’est le visage de Bush qui apparait ensuite ? Le sexe c’est tabou aux Etats Unis surtout dans les milieux conservateurs, notamment l’électorat de Georges Bush. C’était amusant d’imaginer cette mouche qui tourne autour de corps de femmes magnifiques et qui s’excite toute seule jusqu’à se faire écrabouiller. C’est Bush la mouche ? Non. (Rires). C’est la mush. Georges Mush. (Rires). Muxu et oui c’est bisou en basque. C’est quoi le rapport ? Aucun, c’est un jeu de mot. Ca sonne pareil. Ca fait quelques mois que tu viens de rentrer de Guadeloupe. Tu viens de terminer le montage de Ti blan la. C’est quoi Ti blan la un journal de bord style télé réalité décalé version le Bungalow? Version le Loft. Oui version le loft au bord de l’eau et toi tout seul ? C’est ça. Tout seul avec les lézards, les moustiques, les cyclones. Et tous les bungalows à repeindre version 37° 2, le cocotier en plus ? C’est vrai que j’ai bossé comme une mule dans un cadre fantastique. j’ai vécu de bons moments aussi. C’est quoi que tu racontes comme histoire dans Ti blan la ? Mon histoire de quatre mois à Sainte Anne. L’histoire d’un blanc, que je suis, dans un contexte pariculier. Une sorte de journal intime en vidéo. Ma chute d’un cocotier, le passage du cyclone Ivan, mes conditions de travail et un petit peu l’état d’esprit d’une partie de la population guadeloupéenne, notamment la population noire, les déscendants des esclaves. La condition humaine et l’exploitation, c’est aussi ça que tu dénonces ? Dénoncer non, mais éclairer un peu. En fait c’est mon regard, mes yeux qui restent ouverts sur des réalités que d’autres yeux refusent de voir. Comment on peut visionner tes vidéos ? Quels sont tes projets ? Je suis au début d’une aventure. J’élabore les fondations d’une structure type boite de production. Dans un futur proche je mettrai à disposition mes vidéos sur mon site et j’espère surtout que je pourrais susciter un intérêt chez ceux qui verront mes vidéos. UDA DA 2005 p 22
Par dicharry
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Mardi 4 octobre 2005
Eduardo Chillida : Burdin Aroa p 29 Chillidaren estiloa burniarekin lotu behar da, ekai honen medioz bere sustraiak, burdingintza eta euskal lanabes tradizionalen ezagutza egiten du. Bere ikerketa abstraktoak beti espazianalak dira. Hastapeneko sail "instrumentaletatik" sail "Aieruetarat" doa, ondoren "arkitektonikoetarat" eta bere laugarren fasea aieru barneratuago batean bukatzen du. Bere burdin aroa ILARIK (Hilarria) eskulturarekin hasten du, berez lan honek ez du deus ikustekorik euskal hilarriekin baina hauen indarran mamitzen da. Chillida da burdina zuzentzen duten legeak hobeki ulertu dituen artista, bere erresistentzia eta bere dentsitatea. Ustekabearen, automatismoaren eta oldartze sorgarriaren medioz burdinaren ahalmen adierazgarriei bolumena eman die. Gauzen mamia atxemateko burdina ekai zizelatu gisa erabiltzen du. Chillidak kontsideratzen du bere erroko burutasioak adierazteko burdiak ez daukala parekorik. Bere maisutasuna euskal burniola tradizionaletik eta burniaren errespetutik datorkiola diote. Burnia era tradizionalean lantzen du, burdina zuzenean suaz tolesten du. Bere lanak egitean ez du egitasmorik, burnia galdatu barik espazioan lantzen du. Burnia lantzeko era guztiz tradizionala bada ere Chillidaren kezka metafisiko estetiko eta formalak arte herrikoarekin ez dute ezer ikustekorik. Chillidaren lanetan burnia erabilpen tradizionaletik at dago, hauek ez baitira lanerako tresnak. Ekaia eta espazioa premiazkoak dira bere lanetan, bata bestearen beharra daukate. Chillidak gogoeta estetiko bat bere dentsitatearekin lotu nahi du, bere balore espazialak eta tenporalak. Chillidaren tratua burniarekin beti etikoa da estetikoa izan baino lehen. Jean François Larralde (Itzulpena Garikoitz). 2005 Eduardo Chillida : L'âge du fer Avec le fer Chillida définit le style qui le symbolise, il découvre avec ce matériau ses racines, la forge traditionnelle et les outils populaires basques. Ces recherches abstraites entreprises avec le fer sont toujours d'ordre spatial. De ses séries "instrumentales" initiales il évolue vers des séries "gestuelles" puis "architectoniques" et revient dans sa quatrième phase à un nouveau gestualisme plus contenu. Son âge de fer commence avec la sculpture ILARIK (Stèle funéraire) qui formellement n'a rien à voir avec les stèles traditionnelles basques mais qui dotée de la même force qu'elles. Chillida est l'artiste qui a le mieux compris les lois internes qui régissent le fer, sa résistance et sa densité et qui a mis en volume toutes ses possibilités expressives, textuelles au moyen de l'impulsion créatrice, du hasard et de l'automatisme. Son intérêt majeur pour le fer comme matériau sculpté est déterminé par sa recherche continuelle de l'essence des choses. Chillida considère que ces démarches de type essentiel trouvent leur meilleur traitement au niveau du fer. On a voulu voir dans la parfaite maîtrise et son respect pour le fer un héritage de la tradition des forges basques. Le travail du fer suivant les procédés traditionnels de la forge, sa modulation sous l'action directe du feu et du marteau caractérisent bien son travail. Chillida préfère la matière brute dont il essaye de vaincre la résistance avec ses méthodes traditionnelles du forgeron mais en respectant toujours les "initiatives propres au métal" puisque sa sculpture se développe dans l'espace en une seule pièce, dépourvue de soudures, sans plan préalablement établi. Si l'attitude de Chillida devant le fer et ses méthodes de travail sont totalement liées à la tradition il existe cependant des différences importantes entre le fruit de son travail et celui d'un forgeron, car les préoccupations métaphysiques, esthétiques et formelles sont très éloignées de l'art populaire. Chez Chillida, le fer est dépourvu de toutes ses charges traditionnelles, il perd son caractère utilitaire car Chillida ne réalise pas d'objets utiles. La matière et l'espace sont deux éléments essentiels de la sculpture de Chillida qui existent en totale interdépendance et autour desquels gravitent toutes les autres composantes à travers le fer Chillida cherche à parvenir à exprimer une pensée esthétique en rapport avec sa densité, ses valeurs spatiales et temporelles et ses textures. Le fer joue un rôle très important dans le travail de Chillida, sa mission ne réside pas exclusivement à donner corps à une idée mais l'artiste cherche dans le fer une collaboration, un point d'appui de sorte que seulement quand il estime qu'il existe une étroite relation entre l'idée qu'il veut exprimer et le fer, il se décide à le réaliser. A travers le fer Chillida pose des problèmes d'ordre esthétique mais il part toujours de la même attitude dans son traitement du fer, qui est de type éthique avant d'être esthétique. Il éprouve un grand respect pour la matière et considère que chaque matériau possède un mode d'expression propre, qu'il est doté d'expériences et de possibilités que l'artiste doit connaître de façon parfaite pour ne pas lui manquer de respect. UDA DA 2005, p 29
Par Jean-François Larralde
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Mardi 4 octobre 2005
Eric Chauché En me balladant sur la plage d’Anglet au mois de janvier, je me disais qu’avec cette mer déchaînée et ce ciel noir chargé, il y aurait des photographies extraordinaires à réaliser. En continuant ma route, j’apercevais un photographe perché sur des blockhaus. En me rapprochant un peu plus, je pouvais distinguer le visage d’Eric Chauché. Quelques semaines plus tard, je décidais d’aller à sa rencontre dans son appartement d'Anglet pour lui demander si je pouvais jeter un coup d’oeil sur ces clichés. Entre deux voyages, le chasseur de lumière, globe-trotteur en transit acceptait de me recevoir. Pour réaliser ses photographies, Eric passe des heures dans des conditions parfois extrêmes. Homme de partage, il se souvient que les montagnes comme la mer tuent. Il a une pensée pour ses amis guides, riders, photographes disparus prématurément. Il a la sensibilité du poète qui joue avec la nature. Avec son doigt il arrête le temps. "La chance du poète, c’est de s’échapper de l’espace temps. Je suis un poète. Je veux montrer la résonance dans la vie dans un autre langage. Je ne crée pas, je témoigne." Son art brut, non pré-construit s’inscrit sur le cycle du temps, le lever et le coucher du soleil symbolisent la naissance et la mort. Témoin de la nature il en est le meilleur avocat. Ses images induisent et impliquent un rapprochement intimiste avec la terre mère. Son art photographique salvateur propose à nos âmes égarées par les fascinations virtuelles d’une société malade de se retrouver dans la beauté et l’harmonie de la nature. Son chemin de vie illuminé par le surf, sa communion avec les éléments le conduisent à une simplicité qui n’a d’égal que son talent. Merci Monsieur Chauché. La photographie présentée ci-après témoigne de ces instants ou la mer nous rappelle qu’elle peut se mettre en colère. Depuis le tsunami qui a fait plus de 200 000 victimes en Asie du sud-est, plus personne ne regarde la mer de la même manière. En hommage aux victimes, la rédaction de UDA DA consacre ces pages à la mer, à l’océan si tranquille et si meurtrier parfois aussi. La puissance de l’élément nous invite à méditer. Eric Chauché Photographe, installé à Anglet sur la côte basque. Il collabore avec la presse internationale de surf depuis 16 ans (Surf Session, Surfing,, Surfing life , Surfers journal, …,), en profitant pour voyager à travers la planète (notamment, la Polynésie, Hawaii, La Reunion, les Canaries, le Maroc…). Il fonde le magazine Trip Surf en 1994 où il conduit le contenu éditorial pendant deux ans. Bibligraphie sélective : 1992 : «Argia, Lumières en Pays Basque». 1993 : «Ephémères, Côte Basque». 1996 : «Biarritz, Promenade Océane». 1998 : «Euskadi, Pays des Basques». 2001 : «Mistiko, Panoramas sur la montagne basque» 2003 : Couverture de Géo (spécial Pays basque, août 2003 ), "Remi Bertoche Artwork". "Surf Attitudes", Editions Michel Laffon. 2004: "Kosta. La côte basque au fil des vagues". Editions Surf Session. 2004 : "Vagues. Le fabuleux spectacle de l’océan. Photographies. Hermé / 2004. 2005 : "En quête de surf" Editions Surf Session. UDA DA 2005, p 26.
Par dicharry
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Mardi 4 octobre 2005
Fashion victime Elle n’avait de cesse de courir Fashion victim aliénée du plaisir Consumériste addict recherchant l’elixir servante exploitée en manque d’avenir Déboussolée par l’odeur alléchée Hédoniste jusqu’au boutiste aliénée Le fist du fuck et l’amour désséché Seins percés tatoués éspécial arrachés Antidépresseur naturel aux plaisirs sexuels Rayons solaires salutaires aux vertus sensorielles En manque de corps à corps en solo rêver d’elle Querelles sans aîles volent sans cesse vers celles Un petit vélo en guise de cerveau Musique tekno défonce à gogo Transfigurés finir tous pano Kétaminés qui s’éclatent malo Décompenser direction l’hosto Version skratché arrêt pharmaco Délires hallu dixit le psycho Lexo neuro elliptique VO. Publié chez publibook.com in Eux, Dicharry Eric.
Par dicharry
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